Ma virée au Festival d’Avignon Off 2019, reportage d’une mordue de théâtre !

Deux jours, j’avais deux petits jours à consacrer au plus grand Festival de théâtre du monde : le Festival d’Avignon OFF, et croyez-moi, j’ai optimisé chaque seconde ! Reportage sur ces deux jours de folie d’une rédactrice-auteure-passionnée de culture et de théâtre…

(Merci à Alice, rédactrice culture, qui nous propose dans cet article sur offavignon.com un rapide compte rendu de son passage au festival d’Avignon).

Mon arrivée à Avignon

Le plus difficile quand on arrive sur Avignon, c’est de trouver une place pour se garer ! Le problème étant résolu, direction le cœur du sujet : le centre historique de cette merveilleuse petite ville grouillante de monde.

Ce sont les affiches qui vous accueillent à votre arrivée, il y en a des milliers, elles sont partout, accrochées sur des poteaux, des arbres, du mobilier urbain, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un support.
Avec le vent elles jonchent aussi le sol créant un tapis coloré pareil à la route de briques jaunes de la petite Dorothy…

Ma première pièce

Cap vers le majestueux Théâtre du Chien qui fume, une salle grandiose aux belles proportions, qui propose comme chaque année une sélection des spectacles les plus excitants du Festival : Eric Laugérias, Daniel Pennac, Bouchta, Clémentine Célarié, « Les Ailes du Désir » tiré du film de Wim Wenders… entre autres.

J’ai eu le grand privilège d’assister à la pièce : Un amour exemplaire de et avec Daniel Pennac, une bulle de bienveillance portée par une troupe talentueuse, avec sur scène la dessinatrice de BD Florence Cestac qui illustre de ses dessins en direct sur un rétroprojecteur, le récit rempli d’amour de Daniel Pennac.

« Un amour exemplaire »: tous les jours sauf les mercredi à 15h50 au théâtre du Chien qui fume (75, rue des Teinturiers). Lire ma critique complète en cliquant ici.

Promenade dans les rues d’Avignon

Après cette immersion dans l’amour parfait, je suis allée arpenter les rues d’Avignon à la rencontre des artistes qui distribuent les flyers de leurs spectacles, espérant ainsi attirer le monde pour remplir leurs salles. Les réactions des gens sont assez imprévisibles, certains jouent l’indifférence, d’autres écoutent poliment, d’autres enfin posent des questions, prennent des photos…

Les comédiens se promènent en habit de scène, ou avec des pancartes, des instruments de musique, chacun tente d’attirer l’attention. C’est le côté que j’aime le plus dans ce Festival : rencontrer les artistes, les reconnaître, les écouter avec bienveillance « vendre » leur camelote (qui est le fruit d’un travail considérable rappelons-le !).

Ainsi, j’ai croisé Virginie Lemoine qui distribuait les flyers de sa pièce : Suite française que j’avais eu la chance de voir l’an passé au Théâtre du Balcon, j’ai beaucoup admiré sa détermination à continuer de promouvoir cette merveilleuse pièce alors que je me suis laissé dire qu’elle était complète jusqu’à la fin du Festival !

« Suite française »: tous les jours à 20h45 (sauf le 23 juillet) au théâtre du Balcon (38, rue Guillaume Puy)

J’ai également croisé un phénomène de la sphère théâtrale : Tristan Petitgirard qui m’a gentiment tendu un flyer pour sa nouvelle pièce Des plans sur la comète.

Ce fabuleux créateur a été nommé meilleur auteur aux Molières 2015 et poursuit une tournée à guichets fermés pour la pièce « La Machine de Turing » pour laquelle il a obtenu le Molière 2019 du meilleur metteur en scène.

« Des plans sur la comète« : Tous les jours (sauf le 23 juillet) à 13h45 au théâtre Actuel (80, rue Guillaume Puy).

Dans le village du Off, je suis tombée dans les bras d’un artiste que je suis depuis de nombreuses années, pour qui je voue une admiration sans bornes (sans jeu de mots) : Jean-Christophe Born, un artiste complet : ténor, auteur, metteur en scène, comédien qui présente son spectacle Gaby mon amour, une création autour de Gaby Deslys, celle qui inventa la Music-Hall au siècle dernier !

« Gaby, mon amour! »: tous les jours sauf le lundi à 20h30 au théâtre du Rempart (56, rue du rempart Saint Lazare). Lire ma critique complète en cliquant ici.

Et une deuxième pièce!

De retour au Théâtre du Chien qui fume, j’avais hâte d’assister à ce one-man-show dont tout le monde parle : Sois un homme mon fils de et avec Bouchta, mis en scène par l’excellent Richard Martin dont j’avais vu l’an passé la pièce : « Et hop, les guérisseurs » de et avec Rufus, l’inoubliable papa d’Amélie Poulain !

Cette année, Richard Martin revient au Festival avec une histoire incroyable, celle d’un habitant des quartiers nord de Marseille, Bouchta, qui a adapté son livre : Je voulais devenir un homme (aux Ed. L’Harmattan) en un seul en scène émouvant, tragi-comique.
J’ai ri du début à la fin du spectacle, avec parfois un sentiment de culpabilité parce que Bouchta nous fait rire aux larmes sur des sujets terribles comme l’homophobie, la différence, le poids des traditions, le mariage forcé, etc…

« Sois un homme mon fils »: tous les jours sauf le mercredi à 20h50 au théâtre du Chien qui fume (75, rue des Teinturiers). Lire ma critique complète en cliquant ici.

Fin de ma première journée

Je suis rentrée chez moi avec le cœur rempli de bonheur et la satisfaction d’avoir partagé l’espace d’une journée la vie trépidante des saltimbanques qui peut sembler inutile et qui pourtant est indispensable à la société et à l’humanité !

Allez au théâtre, levez les yeux de vos écrans, vous verrez des étoiles !


La suite du reportage est disponible ici.